
Kinshasa, LeGlobe.cd. Dans une analyse choc rendue publique ce mardi, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) alerte sur un risque d’« humiliation nationale » en cas d’avancée fulgurante des groupes rebelles à l’Est du pays. L’organisation estime que l’un des scénarios envisagés pour prévenir une défaite totale pourrait aller jusqu’à la démission du Président de la République.
Selon l’ODEP, une progression méthodique des mouvements rebelles dans le Grand Katanga, notamment au Tanganyika, au Haut-Katanga et jusqu’à Lubumbashi, ouvrirait potentiellement la voie à une menace directe sur Kinshasa, en cas d’effondrement du dispositif sécuritaire congolais.
L’organisation prévient que « la prise successive de zones stratégiques pourrait redessiner l’équilibre des forces », plongeant le pays dans une crise institutionnelle plus profonde. La possibilité d’un départ anticipé du chef de l’État serait, selon l’ODEP, évoquée dans certains cercles comme un moyen d’éviter une capitulation politique et militaire.
Du côté du gouvernement, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée au moment de la publication. Kinshasa continue d’assurer que les FARDC contiennent la progression des groupes rebelles, accusés d’être appuyés par le Rwanda. Kigali rejette catégoriquement ces accusations.








