
Par Arnold Kamuanga
Paris, 12 décembre 2025. L’ancien gouverneur et consultant international Tony Cassius Bolamba a lancé un nouvel appel à l’ouverture urgente d’un dialogue national en République démocratique du Congo, estimant que seule une initiative politique inclusive peut permettre de mettre fin à la crise politico-militaire que traverse le pays.
Dans sa déclaration intitulée « Ma part pour la paix », Bolamba rappelle avoir reconnu, le 31 décembre 2023, les résultats de la présidentielle ayant confirmé le président Félix Tshisekedi à la tête du pays. À cette occasion, il exhortait déjà le chef de l’État à rassembler les Congolais au-delà des clivages politiques.
L’ancien gouverneur revient également sur les consultations de février dernier, au cours desquelles il avait transmis quatre recommandations au président Tshisekedi. Parmi elles, il plaidait pour l’ouverture de pourparlers avec les groupes armés, les acteurs politiques en exil et les personnalités absentes des consultations, en coordination avec la démarche de la CENCO et de l’ECC, soutenues par certains chefs d’État africains. « Les problèmes africains doivent se régler entre Africains », insiste-t-il.
À son avis, au sein de l’Union sacrée, l’Honorable Vital Kamerhe serait la personnalité la plus à même de conduire une mission de négociation au nom du chef de l’État, éventuellement aux côtés du président du CNSA, Joseph Olenghankoy.
Bolamba indique avoir relu récemment la résolution H.Res.559 du Congrès américain reconnaissant « l’urgence d’une paix durable en RDC » et soutenant les efforts diplomatiques et humanitaires en faveur de la stabilité dans la région. Cette démarche, selon lui, renforce la nécessité d’un dialogue direct entre Congolais : « Parler entre nous reste la meilleure solution pour sortir de cette crise multisectorielle. »
Déclarant agir en « humaniste » et « homme de paix », il affirme qu’il continuera à s’adresser directement au Président Tshisekedi « par respect, car il porte la nation ».






