
Par Arnold Kamuanga
Des combattants du groupe armé M23 étaient toujours visibles mardi dans la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), malgré l’annonce par le mouvement rebelle de son intention de se retirer de cette cité stratégique, ont indiqué des sources locales.
Selon des témoignages recueillis sur place, la situation restait tendue dans plusieurs quartiers d’Uvira, où la présence des rebelles continuait de susciter la crainte parmi les habitants. Lundi, le M23 avait affirmé vouloir retirer ses forces de la ville, évoquant des pressions diplomatiques, notamment de la part des États-Unis, après une nouvelle escalade des violences dans le Sud-Kivu.
Parallèlement, des affrontements se poursuivaient dans les territoires de Fizi, au sud d’Uvira, entre l’armée congolaise (FARDC) et les combattants du M23. Selon des sources sécuritaires, les rebelles tenteraient d’étendre leur progression vers le sud de la province, une zone jusqu’ici relativement épargnée par leur offensive.
Cette reprise des combats intervient alors que Kinshasa et Kigali sont engagés dans un processus diplomatique visant à apaiser les tensions dans l’est de la RDC, sous médiation internationale. Les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali dément, malgré plusieurs rapports des Nations unies faisant état d’un appui rwandais au groupe armé.
Depuis la résurgence du M23, les violences ont provoqué d’importants déplacements de populations dans l’est du pays. Des dizaines de milliers de civils ont fui les zones de combats ces dernières semaines, selon des sources humanitaires, aggravant une crise humanitaire déjà sévère dans la région.
La communauté internationale multiplie les appels à un cessez-le-feu et à la reprise du dialogue, alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’ensemble des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.










