
Par Arnold Kamuanga
Bujumbura, (leglobe.cd). Le président burundais Évariste Ndayishimiye a fustigé jeudi « l’indifférence coupable » de la communauté internationale face à l’agression dont est victime, selon lui, la République démocratique du Congo, alors que les tensions régionales se sont intensifiées après la prise de la ville congolaise d’Uvira par les rebelles du M23.
Lors d’une allocution prononcée à l’occasion d’une rencontre avec des responsables politiques et sécuritaires à Bujumbura, M. Ndayishimiye a affirmé que « la RDC fait face à une agression caractérisée, et le silence de certains partenaires internationaux interroge », appelant ces derniers à « assumer leurs responsabilités en matière de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs ».
Le chef de l’État burundais, dont le pays est membre de plusieurs mécanismes régionaux de sécurité, a estimé que « la situation actuelle menace non seulement la souveraineté de la RDC, mais aussi la stabilité de toute la région ». Il a exhorté les Nations unies, l’Union africaine et les partenaires occidentaux à « condamner clairement les violations territoriales et à soutenir les efforts régionaux de désescalade ».
Les relations entre Kinshasa et Kigali se sont encore tendues ces dernières semaines après l’avancée du M23 dans l’Est de la RDC, que le gouvernement congolais accuse d’être soutenu par le Rwanda, ce que Kigali dément. La communauté internationale a multiplié les appels à la retenue, sans toutefois annoncer de nouvelles mesures concrètes.
M. Ndayishimiye a rappelé que son pays restait « engagé en faveur d’une solution pacifique », tout en soutenant « le droit légitime de la RDC à défendre son intégrité territoriale ».
Aucune réaction officielle de Kigali n’a été rendue publique dans l’immédiat.










