
Par Arnold Kamuanga
Kinshasa, 16 décembre 2025 (leglobe.cd). L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), un mouvement politico-militaire actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé un retrait unilatéral de ses forces de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, présenté comme une mesure de confiance en faveur du processus de paix.
Dans un communiqué daté du 15 novembre et diffusé sur les réseaux sociaux par son coordonnateur Corneille Nangaa, l’AFC/M23 indique que cette décision s’inscrit dans le cadre du processus de paix de Doha, marqué récemment par la signature d’un accord-cadre.

Selon le texte, le mouvement affirme vouloir « donner au processus de Doha toutes les chances d’aboutir à des solutions durables au conflit », malgré ce qu’il qualifie de « provocations et abus continus » de la part des Forces armées de la RDC (FARDC) et de leurs alliés.
L’AFC/M23 précise que le retrait d’Uvira répondrait à une demande formulée dans le cadre d’une médiation impliquant les États-Unis. Le groupe appelle par ailleurs les garants du processus de paix à mettre en place des mécanismes de sécurisation de la ville, incluant sa démilitarisation, la protection des civils et des infrastructures, ainsi qu’un suivi du cessez-le-feu par une force neutre.
Le mouvement affirme également qu’il ne permettra pas à des groupes armés hostiles au gouvernement congolais ou au Burundi d’utiliser les zones qu’il contrôle comme bases arrière pour des actions susceptibles de nuire aux relations de bon voisinage entre les deux pays.
Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. Les combats opposant l’armée congolaise, appuyée par des groupes armés locaux dits « Wazalendo », au M23 et à ses alliés ont provoqué ces derniers mois d’importants déplacements de populations dans l’est de la RDC, région en proie à des violences récurrentes depuis plus de deux décennies.









