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RDC : une citoyenne appelle Tshisekedi à restaurer la discipline administrative face aux fuites de documents officiels

Par Arnold Kamuanga

Kinshasa — Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, une citoyenne congolaise, Gisèle Tshilombo, alerte sur la multiplication des fuites de documents administratifs internes sur les réseaux sociaux, qu’elle considère comme une menace pour l’autorité et la crédibilité de l’État.

Se présentant comme une citoyenne engagée dans la défense des valeurs républicaines, la signataire dénonce la publication répétée de courriers internes, d’ordres de mission, de notes confidentielles et d’instructions administratives, devenus, selon elle, des instruments de règlements de comptes ou de légèreté dans la gestion des affaires publiques.

« L’administration publique ne peut être gérée comme un groupe WhatsApp ni un mur Facebook », écrit-elle, estimant que ces pratiques portent gravement atteinte à la discipline administrative, à la confidentialité des actes de l’État et à l’image de la République sur la scène nationale et internationale.

S’adressant au chef de l’État en sa qualité de garant de la Nation et de l’intégrité des institutions, Mme Tshilombo appelle à un sursaut de rigueur au sein de l’administration publique. Elle plaide notamment pour des sanctions exemplaires contre les responsables des services dont la correspondance officielle se retrouve exposée sur les plateformes numériques, en violation des règles de gouvernance.

Pour cette citoyenne, la restauration de l’État passe également par le respect strict des procédures, la protection des actes administratifs et la responsabilisation des mandataires publics investis par la plus haute autorité du pays.

Affirmant agir par « devoir républicain » et non par défiance envers les institutions, elle conclut sa lettre par un appel à la consolidation de l’État de droit et au respect de la sacralité de l’État, qu’elle considère comme des piliers essentiels de la stabilité et de la crédibilité de la République démocratique du Congo.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de la présidence n’a été rendue publique.

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